La corporation des couturières se constitue au XVIIème siècle lorsque Louis XIV les autorise à faire des vêtements de femme "considérant qu'il est dans la bienséance et convenable à la pudeur... de se faire habiller par des personnes de son sexe". Elles entrent alors en concurrence avec les maîtres-tailleurs qui craignent de perdre leur clientèle féminine. Au XVIIIème, elles obtiennent le statut de couturières-découpeuses mais seules les maîtresses des regroupements ont le droit de tailler, coudre et vendre toutes sortes de vêtements de femmes, filles et enfants. La Révolution fait du tort au métier en dispersant la clientèle et en disloquant les corporations. Cependant, au cours du XIXème siècle, la main d'œuvre ne cesse d'augmenter. La chanson évoque l'effervescence des maisons de couture dans lesquelles chaque employé occupe une fonction bien précise : on y trouve entre autre la biaiseuse qui travaille le tissu en biais (en diagonale par rapport au droit fil), les "petites mains" qui font les coutures à la main et le "trottin", jeune femme chargée des courses.
© Le Hall de la chanson
Auteur : Paul Marinier, Léo Lelièvre
Compositeur : Paul Marinier
Interprète : Annie Cordy
Durée : 3'46

Editeur : Fortin
Producteur : EMI
Référence du disque : 520 605 2
Date d'enregistrement : 1953